Finesses rythmiques,
irrégularités calculées, subtils agencements de timbres... autant
de termes souvent mentionnés pour décrire la proposition musicale
de ce trio farouchement libre et indépendant de tous stéréotypes.
Paul Hubweber gémit et caquette, utilisant son trombone comme
une extension de ses cordes vocales plutôt que comme un instrument
avec un répertoire acquis. Le bassiste John Edwards est massif,
énergique et intraitable aux cajoleries de Hubweber, à ses grognements
et à ses exhortations. Quant à Paul Lovens, c'est le gardien
du temps que la richesse sonore de son jeu, son expressivité
et sa liberté transgressent sans cesse. Chaque concert de PAPAJO
est l’occasion de découvrir un moment d’homogénéité et d’interaction
où la jubilation et les breaks explosifs se combinent à des instants
d’une rare délicatesse.